Le 10 juin 2012
La porte 2.0

La porte Shoji, conçue à l'Université Laval, devient un outil de communication interactif.
Photo fournie par l'Université Laval
Le concept de Caroline Laroche, Serge Pelletier, Benoît Rochon et Joëlle Sasseville leur a valu le premier prix à un concours international annuel de design qui s'est déroulé à Austin, au Texas, début mai. La compétition a lieu pendant le Conference on Human Factors in Computing Systems (CHI), une grande conférence sur l'interaction entre l'humain et la machine. Le thème cette année: comment améliorer l'expérience domestique?
L'équipe de Québec a choisi de s'attaquer à un problème près de la réalité étudiante d'ici: l'intimité lorsqu'on vit en colocation.
La chambre a été clairement établie comme zone personnelle à protéger, un «endroit sacré». La porte est la limite de cette bulle privée, souligne Serge Pelletier. «On voulait redéfinir la limite en en faisant un moyen de communication», d'une manière peu intrusive.
Briser la première barrière
Le projet a été baptisé Shoji, en référence à cette cloison en papier de riz qui laisse passer la lumière dans l'architecture traditionnelle japonaise. En fait, la porte Shoji québécoise est dotée d'une interface tactile des deux côtés. «La porte n'est plus juste ouverte ou fermée, elle transmet des informations au besoin.» Elle fait défiler une ligne du temps verticale sur laquelle l'occupant a déterminé des périodes selon le niveau d'intimité requis, grâce à un code de couleurs.
De l'intérieur, on peut aussi voir un plan de l'appartement avec le «statut» des autres chambres. Si, par exemple, un coloc joue de la guitare un peu trop fort, l'étudiant qui a besoin de concentration pourrait lui envoyer un signal lumineux pour lui faire part de ce désagrément. L'avertissement se veut en douceur et respectueux, souligne M. Pelletier.
Partager |
|
Tweet |
|
publicité

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





