Le 05 septembre 2012

L'écho lointain des diligences

  • Érigée en 1847, cette propriété d'environ cinq acres était autrefois relais de diligence sur la route du Québec vers les États-Unis. Elle a... (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Érigée en 1847, cette propriété d'environ cinq acres était autrefois relais de diligence sur la route du Québec vers les États-Unis. Elle a...

    Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse

  • L'entrée principale donne sur ce salon, devant l'établi de charpentier en pin, assemblé par tenons et mortaises. Sur le mur de droite: une... (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    L'entrée principale donne sur ce salon, devant l'établi de charpentier en pin, assemblé par tenons et mortaises. Sur le mur de droite: une...

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  • En guide de table à café, un banc de cordonnier en pin (une rareté, datée de 1880), avec son siège en lanières de... (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    En guide de table à café, un banc de cordonnier en pin (une rareté, datée de 1880), avec son siège en lanières de...

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  • Cet escalier de fonte (boutique L'Authentique) mène à un petit dortoir aménagé dans la mezzanine. Il servait autrefois d'escalier de service dans un... (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Cet escalier de fonte (boutique L'Authentique) mène à un petit dortoir aménagé dans la mezzanine. Il servait autrefois d'escalier de service dans un...

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  • Une fenêtre double provenant d'un vieux bâtiment de ferme, datant d'environ 1875, assemblée par tenons et mortaises, a été recyclée en miroir par... (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Une fenêtre double provenant d'un vieux bâtiment de ferme, datant d'environ 1875, assemblée par tenons et mortaises, a été recyclée en miroir par...

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  • Devant l'escalier d'origine, on trouve un fauteuil qui date d’environ 1870, dont le fond a été refait. À gauche, une huche à pain... (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Devant l'escalier d'origine, on trouve un fauteuil qui date d’environ 1870, dont le fond a été refait. À gauche, une huche à pain...

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  • Le comptoir est fabriqué à partir de poutres d'un vieux bâtiment de ferme. Le miroir donne une seconde vie à un œil-de-bœuf provenant... (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Le comptoir est fabriqué à partir de poutres d'un vieux bâtiment de ferme. Le miroir donne une seconde vie à un œil-de-bœuf provenant...

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  • Cette porte, qui avait été murée, a été soigneusement restaurée par Lina Surprenant. (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Cette porte, qui avait été murée, a été soigneusement restaurée par Lina Surprenant.

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Il n'y a pas qu'au Far West qu'on se déplaçait en diligence. Au Québec aussi ! Il fallait six jours, au XIXe siècle, pour se rendre de Québec à Boston. À mi-chemin, les relais se nommaient Brompton, Orford, Compton, Hatley, Stanstead... Un couple a fait d'une de ces stations une chaleureuse résidence familiale.

Pour se rapprocher de sa famille et de son lieu de naissance, Guylaine, la propriétaire s'est établie dans le canton de Hatley, il y a huit ans, avec la complicité de son mari. «J'ai toujours aimé la nature et les animaux, raconte cette benjamine d'une famille de huit enfants, qui a grandi dans une ferme. Ici, je retrouve les odeurs - le foin qu'on fauche -, de l'espace, une parcelle de terre.»

Le couple a eu le coup de foudre pour cette propriété d'environ cinq acres, autrefois relais de diligence sur la route du Québec vers les États-Unis. «Nous avons trouvé ici la paix et la tranquillité que nous recherchions», explique Guylaine.

Érigée en 1847, la maison a servi d'auberge, dans sa section la plus haute. La propriété comptait également, à ses débuts, une écurie et une grange, dont il ne reste aujourd'hui qu'un pan de mur en pierres naturelles qu'on a intégré à l'aménagement paysager. À une période ultérieure de son histoire, la maison a aussi abrité un entrepôt de pommes (la vallée de la Coaticook est riche en vergers) et même une fromagerie.

«J'aime les endroits qui ont du vécu, dit la propriétaire. Dans mon enfance, la maison était toujours joyeuse, animée, pleine de monde. C'est un peu cela que nous essayons de reproduire ici.»

Les vastes pièces à hauts plafonds (10 pieds), meublées d'objets anciens, sont maintenant un lieu de réunion pour les cinq enfants du couple et les petits-enfants, bientôt au nombre de huit.

Unifier l'ancien et le nouveau

Guylaine et son mari Robert ont fait appel aux conseils de France Cliche, antiquaire-styliste, pour les aider à redonner une âme et un style à leur maison. La principale difficulté, relate Mme Cliche, était d'unifier les deux sections du bâtiment qui, pendant un certain temps, ont été séparées en deux résidences distinctes. «Les planchers étaient disparates et les moulures, de toutes les couleurs», explique-t-elle.

Le bénéfique coup de pinceau de Lina Surprenant, restauratrice d'antiquités, a harmonisé les moulures de chêne avec les escaliers du même bois et les planchers d'épinette. Experte en pigments et patine, Mme Surprenant a également réalisé, à la peinture de lait, la finition du foyer.

On a construit un second escalier en chêne, là où se trouvait auparavant un raide escalier de service. À l'étage et au salon, les planchers de pin neuf ont été vieillis au moyen de gravier et d'une planche de contreplaqué. «Nous avons marché, sauté, dansé dessus!», raconte Robert.

La partie visible de la charpente, à l'étage de la section «auberge» de la maison, a été nettoyée au TSP (triphosphate de soude), puis cirée pour lui donner une patine. La plus grande surprise des rénos, réalisées graduellement, demeure la découverte de portes qui avaient été murées. Ces portes ont été restaurées, puis installées - l'une à la salle de bains du rez-de-chaussée et l'autre à l'étage. Une troisième porte a été trouvée dans la cave et installée à l'étage.

Les antiquités trouvent naturellement leur place à l'ombre de ces vieux murs: un établi de charpentier, un banc de cordonnier, un banc de sciotte...

Les propriétaires voulaient suspendre au mur du salon une porte primitive, uniquement comme décoration. «Mais quand j'ai vu l'épaisseur du mur, relate Robert, j'ai proposé à Guylaine de construire une armoire encastrée derrière la porte. Nous y rangeons de la vaisselle, de la boisson et des bonbons pour les enfants.»

Peinture de lait

La peinture de lait, naturelle et écologique, contient de la caséine, une protéine du lait, ainsi que des pigments et de la chaux hydratée (ou éteinte). Il existe aussi une peinture à base de lait végétal. Dans un cas comme dans l'autre, on peut se procurer une base neutre, en poudre, et y ajouter des pigments de couleur. «Il faut une certaine pratique pour maîtriser cette technique, dit l'artisane Lina Surprenant. On peut contrôler l'effet texturé en ajustant la quantité d'eau.» Pour plus d'infos: Artdec.ca, qui distribue au Québec une peinture de lait ontarienne, ou Tocquay.com, qui offre un produit allemand.

Triphosphate de soude

Le triphosphate de soude ou TSP doit être utilisé avec circonspection, car il apporte un excès de phosphate dans l'écosystème. Très corrosif, on l'utilise avec des gants. «C'est un dégraisseur hors pair, souligne Mme Surprenant. Il donne de l'adhérence aux surfaces. Mais il faut rincer parfaitement à l'eau claire.»

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    Érigée en 1847, cette propriété d'environ cinq acres était autrefois relais de diligence sur la route du Québec vers les États-Unis. Elle a servi d'auberge, dans sa section la plus haute. La propriété comptait également, à ses débuts, une écurie et une grange, dont il ne reste aujourd'hui qu'un pan... (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse

    En guide de table à café, un banc de cordonnier en pin (une rareté, datée de 1880), avec son siège en lanières de cuir et des compartiments. Le foyer, fini à la peinture de lait présente en son centre un «corbeau», ornement architectural ancien, trouvé chez Spazio.

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    Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse

    Cet escalier de fonte (boutique L'Authentique) mène à un petit dortoir aménagé dans la mezzanine. Il servait autrefois d'escalier de service dans un bâtiment industriel du Vieux-Montréal. Le mur a été recouvert du bois d'un ancien plancher. Cet endroit, à l'étage de la section «auberge» de la maison, a également...

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    Une fenêtre double provenant d'un vieux bâtiment de ferme, datant d'environ 1875, assemblée par tenons et mortaises, a été recyclée en miroir par France Cliche. (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Une fenêtre double provenant d'un vieux bâtiment de ferme, datant d'environ 1875, assemblée par tenons et mortaises, a été recyclée en miroir par France Cliche.

  • L'écho lointain des diligences
    Devant l'escalier d'origine, on trouve un fauteuil qui date d’environ 1870, dont le fond a été refait. À gauche, une huche à pain devenue table d’appoint. (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

    Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse

    Devant l'escalier d'origine, on trouve un fauteuil qui date d’environ 1870, dont le fond a été refait. À gauche, une huche à pain devenue table d’appoint.

  • L'écho lointain des diligences
    Le comptoir est fabriqué à partir de poutres d'un vieux bâtiment de ferme. Le miroir donne une seconde vie à un œil-de-bœuf provenant de L'Atelier du presbytère. (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Le comptoir est fabriqué à partir de poutres d'un vieux bâtiment de ferme. Le miroir donne une seconde vie à un œil-de-bœuf provenant de L'Atelier du presbytère.

  • L'écho lointain des diligences
    Cette porte, qui avait été murée, a été soigneusement restaurée par Lina Surprenant. (Photos Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Cette porte, qui avait été murée, a été soigneusement restaurée par Lina Surprenant.