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Le 11 avril 2013

Zaha Hadid: une femme parmi les grands

L'architecte irakienne Zaha Hadid... (Photo Simone Secchetti)

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L'architecte irakienne Zaha Hadid

Photo Simone Secchetti

À 62 ans, Zaha Hadid est l'une des seules femmes à figurer au panthéon des architectes. D'origine irakienne, elle travaille aujourd'hui à Londres, sur des dizaines de projets à la fois.

On lui doit certaines des réalisations les plus audacieuses des dernières années, comme le Centre aquatique des Jeux olympiques de Londres en 2012, le musée Guggenheim de Taïwan, les tours Signature de Dubaï ou encore le musée Riverside de Glasgow.

En 2004, elle a été la première femme à recevoir le prestigieux prix Pritzker (l'équivalent du Nobel pour l'architecture). La reconnaissance couronne l'une des plus grandes architectes du déconstructivisme, un mouvement qui refuse la trop grande rationalité et l'ordre linéaire de l'architecture moderne.

Bien qu'elle ait longtemps été dédaignée, plus rien ne semble pouvoir arrêter Zaha Hadid, qui a le vent dans les voiles et toujours plus de projets dans ses cartons. La Presse l'a questionnée au sujet de son parcours.

Quels sont les défis d'être une femme architecte?

C'est un métier très ardu. Peut-être que c'est mon caractère flamboyant plutôt que le fait d'être une femme qui m'a donné une telle détermination à réussir. J'ai toujours été extrêmement déterminée. Maintenant, j'ai un certain succès, mais ça a toujours été un combat.

On voit de plus en plus de femmes architectes établies et respectées, et 50% des étudiants en première année d'architecture sont des femmes. Cela ne signifie pas que c'est facile. Mais au cours des 15 dernières années, il y a eu d'énormes améliorations.

Quel type de projets préférez-vous?

Quelle question difficile! Je suis incapable de choisir. Chacun de mes bâtiments représente un nouveau défi. C'est comme demander à un parent qui est son enfant préféré!

C'est toujours très gratifiant de voir un projet ambitieux devenir réalité. Après de nombreuses années de travail sur un projet, j'en connais tous les détails. Mais ce qui demeure stimulant, c'est que peu importe combien de temps je dessine et redessine un bâtiment, il y a toujours des moments fascinants et inattendus en cours de projet. Je ne peux pas tout prévoir et j'ai chaque fois un sentiment de découverte.

Vous avez créé des bâtiments partout dans le monde. Avez-vous déjà travaillé au Canada?

Oui, j'ai déjà participé à plusieurs concours d'architecture au Canada. J'aimerais beaucoup y construire un projet, un jour.

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