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Le 04 août 2009
Comme une maison de campagne

C'est par le dôme en vitre qu'on accède à cette immense terrasse fleurie, qui fait près de 1500 pieds carrés. En été, elle devient la principale pièce de vie des propriétaires, qui mangent leur repas ici.
Photo: Robert Skinner, La Presse
La Presse
La terrasse offre une vue spectaculaire sur le Vieux-Port de Montréal et le complexe résidentiel Habitat 67.
Photo: Robert Skinner, La Presse
Mais finalement, par un jour de février, un agent immobilier les oriente vers ce qui allait devenir leur coin de paradis: un appartement du Vieux-Montréal doté d'une terrasse sur le toit de 1500 pieds carrés, situé dans un complexe prestigieux. C'est le coup de foudre pour Robert. Diane se laissera convaincre peu après.
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«On ne croyait pas qu'il était possible, en plein coeur de Montréal, de profiter d'une terrasse aussi belle et verdoyante. C'est incroyable la quantité d'oiseaux qui nous rendent visite», raconte M. Talbot.
Depuis, chaque matin de l'été, le couple prend son petit-déjeuner au grand air, parmi les fleurs en pot et les jardinières, exactement comme ils en avaient l'habitude en banlieue. «La différence, c'est que je n'ai qu'à marcher 20 minutes pour me rendre au travail alors qu'auparavant, je gaspillais des heures par semaine sur les ponts», affirme M. Talbot, heureux comme un pape.
Une terrasse délaissée
Dès leur arrivée, ils ont fait une transformation extrême à leur terrasse urbaine. Ils ont enlevé des dalles de bois traité pour briser la monotonie du sol, ont installé treillis et plantes grimpantes pour camoufler la cheminée de béton et ils ont ajouté deux fontaines pour ragaillardir le tout. Et puis chaque année, c'est plus de 1000$ de plantes diverses qu'ils mettent en pot.
Aujourd'hui, marguerites jaunes, hibiscus, scaevolas, bégonias, rosiers, cactus et jardin de fines herbes enjolivent cette terrasse entre ciel et terre, où chaque coin de verdure profite d'un système d'irrigation goutte à goutte. «On peut donc quitter la ville trois semaines sans soucis», affirme Mme Talbot.
Lors de la visite de La Presse, les fleurs étaient tout sourire, sauf qu'elles n'ont pas toujours eu si bonne mine, avouent les horticulteurs du dimanche. «La culture en pot nous a demandé un temps d'adaptation. C'est un art qu'on arrive seulement à maîtriser par essais et erreurs», raconte Mme Talbot, qui a pourtant le pouce vert.
En plein jour, seule une pergola protège les occupants de l'agressivité du soleil. Toutefois, une brise fraîche souffle en permanence, gracieuseté du fleuve et de la hauteur des lieux. Résultat: même en pleine canicule, la chaleur ne devient jamais insupportable, assurent les hôtes.
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