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Le 08 septembre 2011
Six designers, un studio!

Les six finissantes en design ont un espace de travail privilégié pour se lancer en affaires.
Le Soleil, Patrice Laroche
Stéphanie Massouty, Marie-Josée Carrier, Chantal Despard, Jessie Leclerc, Andréanne Tremblay et Isabelle Boyer ont un nouveau parrain qui veille à leur fournir un environnement de travail pour leur projet de design en rénovation ou dans les constructions neuves, dans le résidentiel comme le commercial.
Dans les faits, il s'agit d'un groupe d'entreprises privées comme Commonwealth Plywood, Formica, Tafisa, Uniboard et quelques autres qui ont financé à 100 % ce nouveau concept pour faciliter le démarrage de six petites entreprises en design.
«Pour elles, cette année, et les autres qui suivront dans les prochaines années, c'est l'occasion de faire un bon de six ou sept ans dans leur apprentissage sur le marché du travail, affirme Claude Parent. Nous fournissons gratuitement à ces six jeunes entrepreneurs les locaux et les équipements nécessaires pendant une année pour les aider à démarrer.»
Et le coup de pouce n'est pas que matériel, même s'il y a de grands locaux et une matériauthèque que bien des professionnels envieraient. Il est aussi dans les contacts avec tous les distributeurs de matériaux et les autres professionnels du monde de la construction. C'est un carnet d'adresses rempli qu'elles ont entre les mains, carnet qui met du temps à noircir lorsqu'on commence en affaires, seul dans son coin ou comme second violon dans une entreprise déjà établie.
Et récemment, il y a eu une rencontre avec les gens de Cantrex et de Sears qui ont semblé intéressés par cette forme de mentorat au point de proposer «d'explorer ensemble les possibilités d'affiliation dans une prochaine rencontre». Même s'il n'y a pas d'engagement officiel, il semble y avoir une volonté d'aller plus loin pour ces organisations qui gèrent beaucoup d'espaces commerciaux.
La fibre entrepreneuriale
Si certaines ont commencé à s'installer à la fin des classes en mai, d'autres sont arrivées récemment, chacune ayant soumis sa candidature et ayant été évaluée par un comité de professeurs sous la coordination de Maxime Van de Putte, responsable de l'entrepreneuriat au Collège François-Xavier-Garneau. L'un des critères importants dans la sélection portait sur la capacité d'entrepreneure des candidates.
Et il n'y a pas de contrat complexe à comprendre, car l'entente est basée sur la confiance. «C'est un contrat moral, soutient Claude Parent. Dans cinq ans, 30 jeunes designers seront sur le marché du travail après avoir pris une grosse année d'expérience ici.»
«Être entrepreneur, ça s'apprend, disent-elles chacune à sa manière. Nous sommes conscientes que nous sommes dans des conditions idéales, mais non sans devoir assumer des risques.» Elles doivent trouver leurs projets, assumer les démarches de bout en bout, et notamment un aspect auquel elles n'avaient pas touché pendant leur formation : la réalisation du projet. Et surtout, elles doivent faire des sous, bien que le loyer, les équipements et bien d'autres éléments soient assumés par leurs mentors.
Nouveaux apprentissages
Parmi leurs nouveaux apprentissages comme jeunes entrepreneures indépendantes, elles doivent voir à l'administration de leurs affaires, car tenir la comptabilité, cette portion importante de la vie de travailleur autonome, ne fait pas partie du cursus en technique de design d'intérieur.
«Nous devons apprendre à administrer nos affaires, à gérer les contrats, les chantiers et les relations avec les clients», racontent quelques-unes. «Même si nous sommes toutes des travailleuses indépendantes, nous nous connaissons depuis trois ans, et c'est rassurant de travailler dans les mêmes lieux, car nous pouvons nous entraider», précisent les autres.
Et certaines ajoutent que c'était plus stressant au cégep, car elles ont des horaires plus fixes et peuvent mieux organiser leur temps en apprenant à faire la gestion des imprévus.
Des projets sont à l'étape de la planification et seront réalisés dans les prochaines semaines, tant du côté de la rénovation que de celui de l'aménagement de constructions neuves, grâce à l'organisation Garneau au travail du cégep et les participations au salon Expo habitat où des projets leur ont été soumis.
Pour elles, faire partie d'une expérience de mentorat de ce genre assure non seulement un espace de travail dans des conditions idéales, mais surtout une crédibilité par l'association des entreprises privées convaincues du bien-fondé de l'expérience et par la présence de M. Parent, qu'elles décrivent comme un homme de coeur d'une grande générosité.
Bientôt, le groupe de Studio Design aura sa page Web. En attendant, on peut joindre les jeunes designers par courriel à studio@designs pecrep.com ou au 418 266-1724.
ytherrien@lesoleil.com
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