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Le 10 janvier 2012
Se chauffer de tout bois

En Europe, le foyer de masse autrichien présente une simple porte de fonte. «Ici, on veut voir le feu, commente Jean-David Morneau, âtrier-maçon. C'est instinctif, dans notre culture.»
Photo: André Pichette, La Presse
«Lorsque mon feu est parti depuis 10 minutes et brûle à sa pleine intensité, relate l'âtrier-maçon Jean-David Morneau, je ne vois aucune fumée sortir de la cheminée. Cela signifie que mon foyer n'émet que peu de particules. Autre indice de propreté: la vitre et les parois de l'âtre demeurent libres de suie.»
Pour qui?
Le foyer de masse autrichien est moins demandant qu'un foyer à combustion lente. «Le feu est facile à partir et on n'a plus à s'en occuper ensuite, explique Jean-David. Il faut tout de même être prêt à prendre en charge son bois de chauffage et à faire des feux régulièrement.»
Le cycle court du foyer autrichien -12 heures- en fait un bon choix lorsqu'on s'absente souvent, par exemple pour un chalet.
Comme les poupées russes
Les foyers de masse retiennent la chaleur par la circulation d'air chaud à travers les conduits intégrés à leur structure. La maçonnerie accumule la chaleur et la transfère lentement dans la maison. En Amérique du Nord, les normes exigent des foyers de masse à double peau: l'âtre et les canaux sont constitués d'une double structure gigogne, sans contact entre les parois intérieure et extérieure. Dans le foyer de masse autrichien, les deux parois sont séparées par un jeu d'air. «Bien fait, c'est le foyer le plus sécurisant, au plan de la prévention d'incendie», assure M. Morneau.
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