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Le 13 juin 2012
Lumière sur l'escalier

Ici, un aménagement en acier perforé a été inséré entre les deux tables du bureau, situé au niveau supérieur. Un rappel des marches est créé et un effet de légèreté dégage visuellement les lieux. Les deux plans de travail, dont celui-ci, sont habillés d'un placage d'érable sur quartier. Le jour, la lumière naturelle provenant d'un puits de lumière atteint le rez-de-chaussée grâce à ce grand vitrage dépoli.
Photo fournie par _naturehumaine
Un couple propriétaire a obtenu l'aide des architectes de l'agence _naturehumaine pour remodeler l'intérieur de son habitation. Situé dans l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, cet ancien duplex transformé en maison à étage abrite maintenant un escalier en acier perforé.
L'objectif de cet aménagement? Éviter que les marches ne bloquent la lumière provenant d'une grande ouverture en verre dépoli, pratiquée dans l'une des cloisons de la cage d'escalier.
«Le bâtiment existant comportait un puits de ventilation coiffé d'un puits de lumière. Cette installation a toutefois été complètement réorganisée, explique Marc-André Plasse, architecte associé à l'agence _naturehumaine. Afin de tirer avantage de cette luminosité, nous avons aménagé un grand vitrage, à l'étage. Les occupants peuvent ainsi profiter de la lumière du jour dans l'escalier. Quant aux marches, aériennes et diaphanes, elles laissent passer la lumière jusqu'au rez-de-chaussée.»
Pierre Fournier, sculpteur d'oeuvres principalement réalisées avec de l'aluminium anodisé et artisan soudeur, a confectionné les marches avec de l'acier laminé à chaud d'un huitième de pouce d'épaisseur. Les trous ont été découpés au laser et une cire acrylique a été appliquée sur l'acier. Sa texture sera ainsi préservée et la rouille, évitée.
Dans cette maison de Montréal, le rez-de-chaussée et une partie de l'étage ont été remodelés par l'agence _naturehumaine. Parmi les aménagements les plus impressionnants, il y a cet escalier sur lequel se trouve l'enfant du couple propriétaire, Nathan, 5 ans.
Photo fournie par _naturehumaine
Mais de l'acier perforé au préalable n'aurait-il pu être utilisé?
«Dans ce cas, il y aurait eu des trous partout, incluant sur le nez-de-marche, ce qui aurait été inconfortable pour les pieds, fait remarquer Pierre Fournier. À l'inverse, la découpe par ordinateur est très précise et permet de positionner adéquatement les trous sur le dessus des marches.»
Enfin, de l'acier perforé a également été utilisé dans le bureau, à l'étage. Il constitue une sorte de pont entre les deux surfaces de travail en érable.
«Cette portion en acier rappelle les marches et produit une percée sur la cage d'escalier depuis le lieu de travail, précise Marc-André Plasse. Ainsi, l'espace semble plus dégagé.»
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