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Le 16 juin 2010

Un nouveau programme pour mieux loger les familles

L'an dernier, 70 ménages montréalais ont bénéficié d'un... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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L'an dernier, 70 ménages montréalais ont bénéficié d'un programme d'hébergement temporaire et de transfert.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Bien que la crise du logement se soit grandement atténuée, la Ville de Montréal a lancé hier un service pour aider les ménages à faible revenu qui seront sans logis après le 1er juillet.

Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation est demeuré stable à Montréal cette année, passant de 2,7% au printemps 2009 à 2,8% un an plus tard. Au début des années 2000, ce taux se situait plutôt à 0,6%.

 

Malgré cette accalmie, 70 ménages montréalais ont bénéficié d'un programme d'hébergement temporaire et de transfert l'an dernier. Hier, la Ville a reconduit le programme d'aide baptisé «Opération 1er juillet» avec le lancement d'une ligne téléphonique où les familles et les personnes qui craignent de se retrouver sans toit pourront s'inscrire.

Déjà, vers 16h30, l'Office municipal d'habitation de Montréal, qui gère la ligne, avait reçu une quinzaine d'appels.

Plus difficile pour les familles

Le porte-parole du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), François Saillant, admet que le marché locatif s'est beaucoup amélioré dans la métropole au cours des dix dernières années, notamment grâce à la construction de logements sociaux. Il note cependant que ce sont les logements plus spacieux qui se font le plus rare.

Selon un rapport de la SCHL publié hier, le taux d'inoccupation des logements de deux chambres était de 2,4% et celui des appartements de trois chambres à coucher de 2,1% en avril 2010. En revanche, les studios avaient un pourcentage d'inoccupation de 5,3% et les appartements d'une chambre, de 2,9%.

«Là où les données sont trompeuses, c'est qu'il y a davantage de studios ou de petits appartements à Montréal et moins de grands logements. Pour une famille à faible revenu, c'est encore très difficile de se trouver un logement abordable», a expliqué M. Saillant.

Ailleurs au Canada, le taux moyen de logements vacants dans les 35 grands centres urbains est passé de 2,7% en avril 2009 à 2,9% en avril 2010.

À Montréal, le loyer moyen d'un logement de deux chambres était de 680$ en avril selon la SCHL.

Les Montréalais qui craignent de se retrouver sans logement le 1er juillet peuvent contacter le 514 868-4002.

 

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