Le 04 mars 2013

Par amour du bungalow

  • Dans la cuisine, les armoires d'origine ont été conservées. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Dans la cuisine, les armoires d'origine ont été conservées.

    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

  •  (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

  • Trois tablettes ornées de beaux objets décorent la salle à manger. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Trois tablettes ornées de beaux objets décorent la salle à manger.

    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

  •  (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

  •  (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

  • Martin Brault a acheté son bungalow il y a dix ans. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Martin Brault a acheté son bungalow il y a dix ans.

    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

  • Le sous-sol fait également office de bureau pour le propriétaire. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Le sous-sol fait également office de bureau pour le propriétaire.

    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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(Boucherville) En habitation, la mode des dernières années a la plupart du temps consisté à faire tomber des murs et à percer de grandes fenêtres.

Avec leurs longs corridors, leurs espaces cloisonnés et leurs fenêtres au format réduit, la plupart des bungalows construits dans les années 50 et 60 qui sont tombés dans les mains de rénovateurs n'ont plus de bungalow que le nom. Ils se donnent des airs modernes et ce n'est parfois qu'à leur façade que l'on reconnaît ce qu'ils ont déjà été.

C'est dans l'esprit contraire que la résidence de Martin Brault a été travaillée. Ici, aucun mur n'a rendu l'âme et, à l'exception de la porte d'entrée qui a été changée, la maison est presque restée la même.

Construit en 1959, le bungalow de Boucherville avait manqué de soins lorsque Martin Brault l'a acheté pour 125 000$, il y a une dizaine d'années. Grâce à son travail attentionné et à environ 10 000$ d'investissements, la maison a retrouvé son lustre original. La pièce favorite du propriétaire, la cuisine, charme particulièrement. Les armoires d'origine en métal signées Hoffman ont été décapées puis repeintes en vert menthe et garnies de poignées dénichées chez IKEA. Ne cherchez pas les électroménagers en inox, les propriétaires se sont plutôt mis à la recherche d'une plaque de cuisson avec des serpentins, histoire de rester dans le ton.

Mad Men a beau avoir remis au goût du jour les années 60, il n'est pas toujours facile de trouver des objets qui cadrent avec l'année de construction du bungalow sans tomber dans les clichés. En cherchant une nouvelle porte pour la façade de la maison, Martin Brault s'est fait offrir son lot de portes «avec des chevreuils et des phares gaspésiens dans le verre givré». «Je voulais juste une porte en verre», dit-il en riant.

Pour le reste, la décoration vintage est faite d'objets glanés ici et là au fil des années, sans compter les multiples affiches d'illustrateurs québécois. Nous sommes chez le cofondateur de la maison d'édition La Pastèque, spécialisée en bande dessinée, qui repère le beau jusque dans les grilles de ventilation fixées aux murs.

Un bungalow, un quartier

En plus des prix beaucoup moins élevés qu'en ville, Martin Brault a été séduit par le quartier quand il cherchait un bungalow après avoir habité dans le Plateau Mont-Royal pendant plusieurs années. «Ce sont les arbres matures que j'ai remarqués en premier. C'était l'hiver, il y avait plein de neige sur les branches», dit-il. Située dans le quartier La Seigneurie de Boucherville, la maison a l'avantage d'être construite sur un grand terrain, près de nombreux parcs et de l'école que fréquentent les enfants de Martin Brault et sa conjointe. Bien qu'elles soient petites, les trois chambres suffisent amplement à la famille. «Ma chambre n'était pas plus grande quand j'étais petit et j'ai survécu», dit l'éditeur, qui a grandi dans le même style d'habitation et s'explique mal que certains se fassent construire des manoirs à près de 2 millions de dollars.

Ce banlieusard nouveau genre qui subit les railleries de sa blonde parce qu'il «guette son gazon» ne s'en cache toutefois pas: il aurait rêvé d'avoir un carport, abri emblématique qui protège la voiture. «Il y a plein de voisins qui en ont un et je suis jaloux!» dit-il.

La voiture n'est pourtant pas partie prenante de chaque déplacement de la famille. Fait rare, dans certains vieux quartiers, les trottoirs sont présents dans les rues et c'est en marchant que les enfants vont à l'école. C'est également à pied que la famille fait une bonne partie de ses emplettes. Comme quoi il y a moyen de se préoccuper de son gazon sans devenir un banlieusard impénitent!

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