Le 19 décembre 2012

Vivre en hauteur

Le désir de vivre en hauteur semble vif... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Le désir de vivre en hauteur semble vif à Montréal.

Photo: Alain Roberge, La Presse

(Montréal) La construction de gratte-ciel, au ralenti depuis 1992, connaît un nouvel essor. Mais, plutôt que des immeubles à bureaux, ce sont principalement des tours à condos qui s'ajoutent, une à une. Ce phénomène a pris de l'ampleur avec le lancement cette année de plusieurs projets résidentiels de 35, 40, 48 et même 50 étages! Seront-ils tous construits? Une chose est certaine, une telle effervescence en dit long sur le désir de vivre en hauteur.

On construit beaucoup à Montréal, mais tout de même pas autant qu'à Toronto, où Canderel bâtit actuellement la plus haute tour résidentielle au Canada. Du haut de ses 78 étages, le gratte-ciel Aura at College Park devrait atteindre 273 m et comprendre 985 appartements.

Toronto compte d'ailleurs le plus grand nombre de gratte-ciel et d'édifices en hauteur en construction en Amérique du Nord, a révélé à la fin du mois d'octobre la firme allemande Emporis, spécialisée dans la compilation de données sur les immeubles partout dans le monde. La Ville reine, avec 147 immeubles du genre en chantier - des édifices d'au moins 35 m de hauteur (12 à 39 étages) et des gratte-ciel d'au moins 100 m de hauteur (40 étages ou plus) -, devance largement New York, qui en a 72.

Surprise: Montréal se classe au quatrième rang, avec 20 gratte-ciel et édifices en hauteur en construction, tout juste derrière Vancouver, qui en compte 21. C'est davantage qu'à Chicago (17), Calgary et Miami (13), Boston et Ottawa (12).

Plus de 30 étages

En plein centre-ville de Montréal, trois imposants chantiers résidentiels, en tout ou en partie, attirent l'attention: le V, immeuble de 44 étages jumelé au futur hôtel Marriott Courtyard Montréal centre-ville, qui comptera 220 appartements locatifs haut de gamme; le complexe Altoria Aimia, qui vise la certification écologique LEED et dont la tour de 35 étages comprendra des bureaux aux 10 premiers étages et des appartements en copropriété aux 25 étages supérieurs; et Altitude Montréal, luxueux immeuble en copropriété de 33 étages qui devrait être terminé en mars prochain.

Cette tendance devrait se poursuivre, puisque les ambitieux projets résidentiels de plus de 30 étages se multiplient au coeur du centre-ville depuis le printemps. En effet, les bureaux des ventes de L'Avenue (50 étages, 175 m), de la Tour des Canadiens (48 étages, 160 m), d'Icône (deux tours de 40 et 30 étages), du Roccabella (deux tours de 40 étages), de Tom Condos (40 étages) et du Peterson (31 étages) sont ouverts. Univers, qui devrait être lancé à l'automne 2013, fait par ailleurs déjà parler de lui avec ses quatre tours, dont la plus haute devrait atteindre 40 étages.

«Montréal fait son entrée dans les ligues majeures, dans le secteur résidentiel, constate Daniel Peritz, vice-président principal chez Canderel, un des promoteurs de la Tour des Canadiens. Cela démontre la maturité de notre centre-ville, où l'on peut travailler, se divertir et vivre en toute sécurité. Comme on le voit partout en Amérique du Nord, et notamment à Toronto, beaucoup préfèrent s'installer en ville plutôt qu'en banlieue pour ne pas perdre des heures dans les bouchons.»

Y a-t-il une compétition pour construire l'édifice résidentiel le plus haut en ville? Pas vraiment. Mais en proposant L'Avenue, gratte-ciel de 50 étages qui remporterait ce titre, Broccolini a démontré sa volonté de se démarquer. «Dès le départ, nous voulions faire quelque chose de spécial», indique Michael Broccolini, gestionnaire immobilier dans l'entreprise familiale.

Une tour aussi haute frappe l'imagination et devient, selon lui, plus prestigieuse.

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