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Le 23 octobre 2010
Quand une cabane devient maison de campagne

Jean-Serge Turcot et sa maison de campagne durement gagnée! Beaucoup de dépenses pour un nid douillet dans le bois où chahutent les chevreuils.
Photo: David Boily, La Presse
La pêche, la chasse, les funérailles, tout était bon pour remettre les travaux. Achetée en mars 2007, la «cabane» vient tout juste d'être terminée. «C'est sûr, c'était difficile, en plein bois, de trouver quelqu'un qui voulait travailler. Je louais les équipements mais les travailleurs ne venaient pas!» se souvient M. Turcot.
Le nouveau propriétaire a gardé le carré de base et la portion de la maison qui était bonne. La maison rénovée n'est pas grande mais impressionnante avec ses trois étages et ses verrières. Alors pourquoi ne pas avoir tout jeté à terre et reconstruit à neuf? Parce que, dit-il, le terrain de 23000 pieds carrés est trop petit selon les normes en vigueur pour asseoir un nouveau bâtiment.
Motif de ravissement: l'eau de source arrive directement de la montagne dans la maison. Il prend donc sa douche, par gravité, avec de l'eau de source. Quand même!
Une cuisine très urbaine avec vue sur la nature composée de cabinets de salon suspendus trouvés chez IKEA. Il a ajouté des tiroirs intérieurs à glissières en aluminium dissimulés derrière les panneaux pour les ustensiles.
Photo: David Boily, La Presse
Éditeur du journal VERT, Jean-Serge Turcot aurait bien aimé bâtir une maison saine et autosuffisante. Mais des appareils comme des capteurs solaires, un toit solaire ou une bonne petite éolienne coûtent encore trop cher. Quant à la géothermie, il lui a fallu faire un trait dessus puisque la maison est bâtie sur le roc. Mais il ne baisse pourtant pas les bras. «La prochaine étape, ce sont les capteurs solaires pour l'éclairage et l'eau chaude!» précise-t-il. D'ailleurs, il a une pièce toute prête pour les recevoir. Une pièce en partie conservée de la première habitation et qui possédait une quinzaine de petites fenêtres longilignes. «Je vais mettre les capteurs à plat devant les fenêtres. Avec des miroirs au plafond. Le soleil va frapper dessus.»
Trois ans et trois conteneurs de déchets plus tard, il est toujours d'attaque.
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